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Comment faire de la confiance un atout pour votre entreprise ?

  • Photo du rédacteur: Maw-Li
    Maw-Li
  • 30 juil.
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 31 juil.


la confiance en réunion d'entreprise
© Getty

Les entreprises qui grandissent le plus vite ont un point commun, elles ont appris à faire confiance !


Confiance en leurs équipes pour innover, confiance en leurs processus pour sécuriser, confiance en leurs partenaires pour co-construire, ...


Nous observons largement cette réalité à l'occasion de nos missions conseil : la confiance n'est pas un luxe, elle est un levier de croissance.


Pourtant, accorder sa confiance reste l'un des défis les plus délicats pour un dirigeant. Comment concilier l'exigence de maîtrise avec la nécessité de déléguer et lâcher prise ? Cette tension révèle la véritable nature de la confiance : un art de l'équilibre entre contrôle et autonomie.


Transformer le contrôle en levier de performance


trouver le bon équilibre entre confiance et méfiance
© Unsplash

Les dirigeants des structures que nous accompagnons ont souvent construit leur succès en gardant la main sur tout.


Cette capacité de maîtrise est d'ailleurs l'une de leurs forces : elle leur a permis de créer, de structurer, de développer leur entreprise. Le défi aujourd'hui consiste à transformer cette compétence en avantage concurrentiel durable.


Dans nos métiers du conseil, nous aidons nos clients à structurer leurs processus de contrôle interne, à mettre en place des indicateurs de suivi, à cartographier leurs risques. Mais nous savons aussi que l'enjeu n'est pas de contrôler plus, c'est de contrôler mieux. Un système d'audit bien conçu libère du temps pour l'innovation. Une procédure de validation efficace accélère les décisions. Une gouvernance des données structurée ouvre de nouveaux horizons.


L'art consiste souvent à trouver le bon équilibre : suffisamment de maîtrise pour sécuriser, suffisamment de souplesse pour innover. Quand cet équilibre est trouvé, l'entreprise gagne en réactivité et ses collaborateurs en autonomie.


La confiance en entreprise, un pari calculé mais nécessaire


Pourtant, sans confiance, rien n'est possible. Pas d'innovation, puisque innover c'est accepter l'incertitude. Pas de délégation, puisque déléguer c'est accepter que les autres ne feront pas exactement comme nous. Pas de croissance, puisque grandir c'est accepter de perdre le contrôle direct sur chaque rouage de l'entreprise.


La vraie question n'est donc pas de savoir s'il faut faire confiance (c'est inévitable) mais comment la calibrer intelligemment. Chez Maw-Li, nous distinguons la confiance aveugle, qui relève de la naïveté, de la confiance éclairée, qui s'appuie sur des garde-fous solides.


Dans notre pratique, nous observons régulièrement cette transformation. Une PME industrielle nous a consulté récemment car ses cycles de décision s'allongeaient dangereusement. Après analyse, nous avons identifié que le problème ne venait pas d'un manque de contrôle, mais d'un excès de validation. En redéfinissant les seuils de décision et en clarifiant les responsabilités de chacun, l'entreprise a retrouvé sa réactivité sans compromettre la sécurité de ses processus.


Cette approche repose sur un principe simple : la confiance se mérite et se cultive. Elle ne se décrète pas, mais elle ne se refuse pas non plus par principe. Elle se construit progressivement, sur la base de preuves tangibles et d'ajustements successifs.


Nos outils pour apprivoiser l'incertitude


Comment accompagnons-nous concrètement nos clients dans cette démarche ? D'abord en les aidant à distinguer l'essentiel de l'accessoire. Tous les risques ne se valent pas, tous les contrôles ne sont pas prioritaires. Notre rôle consiste souvent à hiérarchiser, à identifier les points de vigilance majeurs pour mieux lâcher prise sur le reste.


Ensuite, nous travaillons sur la transparence. La confiance prospère dans la clarté et dépérit dans l'opacité. Cela passe par une gouvernance lisible, des objectifs partagés, des indicateurs compréhensibles par tous. Quand chacun sait ce qu'on attend de lui et dispose des moyens de mesurer sa performance, les contrôles tatillons deviennent superflus.


Enfin, nous privilégions l'accompagnement à la surveillance. Plutôt que de multiplier les vérifications, nous préférons renforcer les compétences. Un collaborateur bien formé, qui comprend les enjeux et dispose des bons outils, commettra naturellement moins d'erreurs qu'un collaborateur sous surveillance constante mais mal préparé.


La confiance comme compétence stratégique


"agir avec confiance" est la baseline de Maw-Li
© Maw-Li

Avec quelques années d'expérience et de nombreux accompagnements, nous avons pu confirmer que la confiance n'est pas un sentiment mais une compétence. Elle se développe, s'affine, s'ajuste selon les contextes et les enjeux.


C'est exactement le sens de notre baseline "Agir avec confiance" : non pas foncer tête baissée, mais développer cette capacité à prendre des décisions éclairées dans un environnement incertain.


Pour un dirigeant, apprendre à faire confiance c'est apprendre à grandir. C'est accepter que son entreprise devienne plus grande que ce qu'il peut embrasser d'un regard, plus complexe que ce qu'il peut piloter seul, plus riche que la somme de ses propres compétences. C'est, en somme, accepter de réussir autrement.


Cette réflexion nous mène d'ailleurs vers d'autres questions passionnantes : à l'heure où les algorithmes prétendent objectiver la confiance (évaluations en ligne, scoring automatisé, systèmes de notation généralisés, ...), comment préserver cette dimension humaine et contextuelle qui fait la richesse des relations professionnelles ? Mais cela, c'est une autre histoire, que nous aurons l'occasion d'explorer prochainement.


En attendant, la prochaine fois que vous vous surprendrez à vouloir tout vérifier, tout valider, tout contrôler, posez-vous cette question simple : et si, finalement, faire confiance était le meilleur moyen de garder le contrôle ?



 
 
 
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